Excursion au cœur du parc national de la Tijuca

Tijuca

Tijuca

Créé le 6 juillet 1961, le parc national de la Tijuca couvre une surface de 39,51 km2, dans laquelle s’inscrit la forêt tropicale de la Tijuca qui encercle Rio de Janeiro.Ce petit bout de paradis abrite en son sein quelques emblèmes de la ville comme le Corcovado, les trois pics de la pedra de Gavea et le pic de la Tijuca, le plus haut sommet de l’aire protégée, culminant à 1 022 m d’altitude. À quelques centaines de mètres de l’entrée, les voyageurs admireront la cascade Cascatinha qui est la plus grande chute d’eau de Rio. En empruntant l’un des sentiers les plus prisés, les randonneurs aboutiront aux sommets, d’où ils auront une imprenable vue sur les alentours. Ils y apercevront Copacabana, le Pain de Sucre et le Christ Rédempteur, le principal monument touristique de Rio, dressé sur le mont Corcovado.

Découvrir la faune du parc national de la Tijuca

Le parc national de la Tijucajoue un rôle important pour la cité de Rio : il prévient l’érosion des pentes, les inondations et les effondrements, tout en réduisant la pollution atmosphérique. Ses nombreuses sources d’eau contribuent même à approvisionner l’agglomération en eau. Par ailleurs, la zone préservée a obtenu le statut de réserve de biosphère de l’UNESCO en 1991, en raison de sa richesse en ressources naturelles. En explorant la réserve naturelle durant leurs séjours Brésil, les vacanciers découvriront une faune intéressante, même si la plupart des animaux vivent la nuit et se tiennent à l’écart des regards.Même si c’est le cas, ce coin de paradis est habité par 71 espèces de mammifères et de 3 carnivores, soit le coati commun, le renard des savanes et le raton crabier. Il est aussi fréquenté par 3 espèces de primates : l’ap.marcoelle, le saïmiri commun et l’ouistiti commun. Parmi les petits mammifères, on note la présence d’écureuils de Guyane, de rats noirs, de pacas, d’agoutis dorés, de sarigues du sud-est brésilien et de lapins du Brésil.Quant aux passionnés d’ornithologie, ils pourront croiser des saíras, des manakins casse-noisette, des tangaras, des procnias, desfaucons ou des urubus.

La forêt Tijuca et son histoire un peu particulière

À l’origine, le parc national de la Tijucaétait recouvert par une végétationdense, de type tropical pluvial. Mais la forêt fut sujette à une dégradation intensive : on y coupe du bois pour le chauffage, la construction et le charbon. On décime les arbres pour faire fonctionner les ateliers de canne à sucre et pour favoriser la culture des caféiers.Par chance, en 1860, par ordre de l’empereur Pierre II, les plantations furent détruites. La reforestation de la zonecommença à partir de 1861, sous la direction du major Archer. Ce dernier fit travailler 6 esclaves pendant 13 années. Résultat : 100 000 arbres furent replantés. Ce que les amateurs de sylviculture verront, c’est une forêt qui s’est régénérée de façon naturelle et qui héberge des essences différentes des originelles. Aujourd’hui, la force de ce coin reposant réside dans le fait qu’il ne fut pas laissé à l’abandon. Au contraire, il est bien entretenu et développé, sous la houlette del’Institut Chico Mendes de Conservation de la Biodiversité ou ICMBio.

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